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25/10/2010

PRINTEMPS

Apprivoiser le temps

Accueillir le printemps

Sourire dans le vent

Voir le soleil levant

Et en valse cyclique

Comme un refrain basique

Je prends la direction

De toutes les tentations

Et le vent se mêle

Dans mes pensées frêles

Comme je suis inspirée

Je me sens libérée

Je marche vers le ciel

Où se joue un duel.

(21.03.10)

FLEURS ROSES TREFFLES 283 (1077 x 807).jpg

06/09/2010

Ils n'ont rien

Des mots glacés comme au coeur de janvier

Des mots qui fendent mon coeur pétrifié

Je perds l'envie d'être douce et belle

Pour fuir les images noires et telle

Qu'une lampe allumée depuis cent ans

Je me brûle et fond en tremblant

Aucun rire je n'entends mes amis

Car le monde ici ne vit qu'à demi

Et moins que rien ils n'ont rien

Qu'eux-mêmes les Haïtiens

(24.01.10)

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09/06/2010

PLAISIR

Le plaisir de l'ouvrier buvant et vociférant au cabaret diffère sensiblement de celui de l'artiste, du savant, de l'inventeur, du poète, composant  leurs oeuvres.

Le plaisir de Newton, découvrant les lois de la gravitation, fut sans doute plus vif que s'il avait hérité des nombreuses femmes du Roi Salomon.

(G. LE BON, Les Opinions et les Croyances).

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19/05/2010

L'AGNEAU DANS LE SABLE

Comme une goutte d'eau s'évapore

La vie me dévore

Douce comme l'agneau je parais

Au sable amarrée

Je me décompose et m'enterre

Je deviens poussière

Mais l'animal doux se réveille

La tête vermeille.

(10.05.09)

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02/05/2010

MADRIGAL de Charles CROS

MADRIGAL

Sur un carnet d'ivoire

Mes vers, sur les lames d'ivoire

De votre carnet, font semblant

D'imiter la floraison noire

Des cheveux sur votre cou blanc.

Il faudrait d'immortelles strophes

A votre charme triomphal,

Quand dans un tourbillon d'étoffes

Vous entrez follement au bal.

Charles CROS

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03/04/2010

J'APPELLE POESIE...

J'appelle poésie cet envers du temps, ces ténèbres aux yeux grands ouverts, ce domaine passionnel où je me perds, ce soleil nocturne, ce chant maudit aussi bien qui se meurt dans ma gorge où sonnent à la volée les cloches de provocation...

J'appelle poésie cette dénégation du jour, où les mots disent aussi bien le contraire de ce qu'ils disent que la proclamation de l'interdit, l'aventure du sens ou du non-sens, ö paroles d'égarement qui êtes l'autre jour, la lumière noire des siècles, les yeux aveugés d'en avoir tant vu, les oreilles percées à force d'entendre, les bras brisés d'avoir étreint de fureur ou d'amour le fuyant univers des songes, les fantômes du hasard dans leurs linceuls déchirés, l'imaginaire beauté pareille à l'eau pure des sources perdues...

Louis ARAGON

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12/03/2010

COMME UNE BRINDILLE

Les cheveux couleur de paille

Le regard clair qui pétille

Fendant l'air et la grisaille

Le corps mince comme une brindille

Elle marchait d'un pas décidé

Regardant les vitrines oxydées

Dans sa tête brusquement

Jaillissait quelque manquement

Faisant face à l'anxiété

A l'arrivée soudaine de l'été

Chaussée de ses escarpins

Elle entra dans le magasin

Oubliant ses tracasseries

Une robe blanche s'offrit.

(01.05.09)

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13/01/2010

LAISSER RIRE LE VENT

Debout elle regardait tristement

La pluie tomber lentement

Elle se tenait d'un côté

Celui qu'elle voulait éviter

Voyait les nuages s'épaissir

Elle poussa alors un soupir

Déjà elle baissait les yeux

Elle cherchait dans le creux

De l'océan de ses pensées

Un vertige pour la bercer

Relever la tête et rentrer

Surtout ne pas chavirer

Laisser rire le vent violent

Elle le fit sur le champ

Evoquant sa vie tendrement

Elle s'habilla chaudement

Reprit le cours de l'histoire

S'enferma dans son boudoir.

(28.03.09)

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26/09/2009

COMME UNE ORANGE

Sa bouche juteuse comme une orange

Et sa peau douce comme du lin

M'attirent un peu plus vers l'étrange

Comme pour mieux calmer ma faim.

(06.01.09)

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20/06/2009

JONI ET JAMES

Joni le regardait en chantant

Devant la foule silencieuse

Son flot de paroles émouvant

La rendait plus merveilleuse

James la regardait en chantant

Son piano jouait les accords

Sa voix de velours répondant

Sans faire plus d'efforts

La foule silencieuse écoutait

Espérant que par magie ce moment

Ne s'arrêterait plus jamais

Après les applaudissements

En communion avec leurs voix

Pendant une heure trente de bonheur

Tout ce que la foule reçoit

Ne se voit qu'à l'intérieur

Dans leur coeur, dans leurs yeux

Un bonheur rien que pour eux

Dans leur coeur, dans leurs yeux

Un bonheur pour tous ceux

Venus de loin écouter

Et avec eux communiquer

Echanger et partager

Battre des mains et chanter.

(23.12.08)