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03/04/2010

J'APPELLE POESIE...

J'appelle poésie cet envers du temps, ces ténèbres aux yeux grands ouverts, ce domaine passionnel où je me perds, ce soleil nocturne, ce chant maudit aussi bien qui se meurt dans ma gorge où sonnent à la volée les cloches de provocation...

J'appelle poésie cette dénégation du jour, où les mots disent aussi bien le contraire de ce qu'ils disent que la proclamation de l'interdit, l'aventure du sens ou du non-sens, ö paroles d'égarement qui êtes l'autre jour, la lumière noire des siècles, les yeux aveugés d'en avoir tant vu, les oreilles percées à force d'entendre, les bras brisés d'avoir étreint de fureur ou d'amour le fuyant univers des songes, les fantômes du hasard dans leurs linceuls déchirés, l'imaginaire beauté pareille à l'eau pure des sources perdues...

Louis ARAGON

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12/03/2010

COMME UNE BRINDILLE

Les cheveux couleur de paille

Le regard clair qui pétille

Fendant l'air et la grisaille

Le corps mince comme une brindille

Elle marchait d'un pas décidé

Regardant les vitrines oxydées

Dans sa tête brusquement

Jaillissait quelque manquement

Faisant face à l'anxiété

A l'arrivée soudaine de l'été

Chaussée de ses escarpins

Elle entra dans le magasin

Oubliant ses tracasseries

Une robe blanche s'offrit.

(01.05.09)

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13/01/2010

LAISSER RIRE LE VENT

Debout elle regardait tristement

La pluie tomber lentement

Elle se tenait d'un côté

Celui qu'elle voulait éviter

Voyait les nuages s'épaissir

Elle poussa alors un soupir

Déjà elle baissait les yeux

Elle cherchait dans le creux

De l'océan de ses pensées

Un vertige pour la bercer

Relever la tête et rentrer

Surtout ne pas chavirer

Laisser rire le vent violent

Elle le fit sur le champ

Evoquant sa vie tendrement

Elle s'habilla chaudement

Reprit le cours de l'histoire

S'enferma dans son boudoir.

(28.03.09)

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26/09/2009

COMME UNE ORANGE

Sa bouche juteuse comme une orange

Et sa peau douce comme du lin

M'attirent un peu plus vers l'étrange

Comme pour mieux calmer ma faim.

(06.01.09)

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20/06/2009

JONI ET JAMES

Joni le regardait en chantant

Devant la foule silencieuse

Son flot de paroles émouvant

La rendait plus merveilleuse

James la regardait en chantant

Son piano jouait les accords

Sa voix de velours répondant

Sans faire plus d'efforts

La foule silencieuse écoutait

Espérant que par magie ce moment

Ne s'arrêterait plus jamais

Après les applaudissements

En communion avec leurs voix

Pendant une heure trente de bonheur

Tout ce que la foule reçoit

Ne se voit qu'à l'intérieur

Dans leur coeur, dans leurs yeux

Un bonheur rien que pour eux

Dans leur coeur, dans leurs yeux

Un bonheur pour tous ceux

Venus de loin écouter

Et avec eux communiquer

Echanger et partager

Battre des mains et chanter.

(23.12.08)

25/04/2009

L'ETOILE SE TAIT

Je voulais te parler

Je voulais te murmurer

Tant de choses

Mais je n'ose

Te parler le langage des roses

L'oiseau sur la branche se pose

Sans bruit

Et la nuit

Disparaît

L'étoile se tait

Pour l'éternité

Elle veille sur tes mots

Ce sont les plus beaux.

(16.12.08)

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SI BLANCHE

Elle nous donne rendez-vous

Elle change nos habitudes

Elle tombe si doucement

Elle fait de nous des enfants

Elle illumine nos jours

Elle compose un immense tapis

De velours épais.

(09.12.08)

19/04/2009

VICTOR HUGO à LAMARTINE

Merci, mon illustre frère.

Votre lettre m'est arrivée au moment où je lisais des vers divins qui sont de vous.

J'étais avec le poète au moment où l'ami est venu me serrer la main.

-Victor Hugo le 01.05.1835-

07/02/2009

MALLARME écrit ...

Le 5 décembre 1865, MALLARME écrit à CAZALIS :

"Ah ! ce poème, je veux qu'il sorte, joyau magnifique, du sanctuaire de ma pensée, ou je mourrai sur ses débris ! N'ayant que les nuits à moi, je les passe à en rêver à l'avance tous les mots".

Ecrire un poème, c'est pour MALLARME amener au jour l'impuissance ; ou c'est concevoir sans cesser d'être vierge, comme visité par le bleu du ciel et par lui seul. C'est mettre à nu un songe, plutôt qu'un corps mortel. Si travail il y a il consiste moins en un accouchement véritable qu'en ce que VALERY appellera plus tard le "travail du travail" c'est à dire un engendrement qui se retourne lui-même et qui fait du poème un objet intransitif valant en définitive par la conscience, la connaissance de soi à laquelle il fait accéder celui qui l'écrit.

www.maulpoix.net/Mallarme.html

31/01/2009

Le poète, devenu l'homme...

Le poète devenu l'homme

Qu'il ne pouvait pas être

Vend au rabais

Une vérité sans loi.

(Anise KOLTZ)