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16/02/2008

SUPPLICE !

Ce qui fit leur bonheur deviendra leur supplice.

Des lettres relues, des vers retrouvés,

D'anciennes fleurs et des rubans fanés qui furent chers,

Des parfums qu'on a trop aimés : supplice !

(Sainte Beuve)

12/02/2008

JE PENSAIS

Je pensais que l'eau de la rivière était claire

Je pensais que mon jardin serait toujours vert

Je pensais que les oiseaux ne chantaient que pour moi

Je pensais que le monde tournait toujours à l'endroit

Je pensais qu'il suffisait de se lever chaque matin

Pour avoir dans les yeux un soleil radieux

Je ne pensais pas trouver un jour sur mon chemin

Des assassins vagabonds qui rendent le coeur tout bleu

Je ne pensais pas que j'aimais tant la tramontane

Je ne pensais pas que j'aimais tant l'orage

Je ne pensais pas que le soleil brillait derrière les montagnes

Je ne pensais pas que je retrouverai le courage.

(17.10.07)

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28/01/2008

LE POETE EST VOLEUR DE FEU

"Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d'amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épouse en lui tous les poisons, pour n'en garder que les quintessenses. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit - et le suprême Savant ! Car il arrive à l'inconnu ! Puisqu'il a cultivé son âme déjà riche, plus qu'aucun ! ...

(Le poète est voleur de feu - Arthur RIMBAUD)