Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

26/10/2007

L'HOMEOPATHIE DE L'AME

Par la figure de thyrse, Baudelaire eût pu trouver la caution littéraire de son ambiguïté native, par où d'ailleurs il ressemble, précisément, à De Quincey ; en fait, le poème en prose lui a servi, mieux que le poème en vers et il suffirait pour s'en convaincre de comparer les variantes vers et prose du même thème, à découvrir la solution esthétique de son ambiguiïté ; car, comme le thyrse lui-même, dont on ne sait s'il est bâton sec ou feuillage vivant, Baudelaire est bien le poète de l'ambiguïté et l'ambiguïté technique que figure le thyrse est sans doute le remède homéopathique de l'ambiguïté spirituelle. La poésie comme homéopathie de l'âme ... qu'il serait séduisant de trouver là une interprétation vraiment "spirituelle" de l'oeuvre baudelairienne !

(Henri LEMAITRE)

24/10/2007

LE FEU ENCORE

Tu me voyais glaçon

J'étais devenue eau

Les arbres attendaient la saison

Je ne disais aucun mot

La nuit chassait le jour

Le feu dansait aux alentours

Je nageais avec courage

Pour atteindre ton rivage

Et ne pas me noyer

Dans ton silence côtoyé

Chaque jour succédant

Au jour finissant

En longs chapelets d'or

Le feu brûlait encore.

(29.06.07)